Toronto en mai

Mais quelle idée de fou que de prendre deux semaines en mai pour relaxer un peu ! En général, lors de vacances on espère du beau temps et de la chaleur, mais comme j’étais épuisée par la course folle au travail des derniers mois, je n’ai pas tenu en vigueur Dame Nature avec son temps froid et pluvieux.

J’en ai profité pour planifier un roadtrip à Toronto qui comme dirait ma bonne amie Monika qui était way overdue. Que de péripéties !

Avant même de partir, j’ai eu le bonheur d’avoir un accident d’auto. Ici, c’est important de clarifier que rien de grave n’est arrivé, c’était seulement un petit accrochage.

C’est donc avec ma voiture amochée, mon corps un peu endolori et dans la pluie que je me suis dirigée vers Toronto.

J’aime faire de la «gran’» route. C’est pour moi un excellent ressourcement, un moment reposant et rempli d’aventure (j’ai l’habitude des détours improvisés).  Je prends autant de plaisir à faire le trajet qu’à choisir ma playlist en prévision de.

C’est sur les airs d’Ed Sheeran, Awesome Mix Vol 2: Guardians of the Galaxy, You+Me, Death Cab for Cutie et 3 gars su’l sofa que j’ai fait mon petit bout de chemin sur la 13, la 40, la 30, la 20 et la 401.

Rendue à destination, j’étais bien heureuse de voir mon monde. C’est souvent quand on part un long bout de temps et qu’on revient qu’on réalise à quel point on peut s’ennuyer de bons amis. Le weekend allait être mémorable, et ce, malgré la grisaille.

Brunchs, films, dessins animés avec les doudous sur le divan, siestes improvisées, visite de musée et shopping entre filles, quoi demander de plus d’un weekend pour relaxer. Je vous fais part de mes deux spots pour déjeuner :

  • Eggsmart: Pas le resto le plus hot en déco ni le plus silencieux en ville, car c’est l’endroit par excellence pour le déjeuner en famille. C’est chaotique, bruyant et très en mouvement, mais c’est ce qui fait le charme de la place et on aime ça. C’est évident que c’est le spot où aller manger. Pour vous donner une idée, il y avait un valet pour gérer le stationnement et malgré l’heure tardive de notre arrivée, nous avons tout de même du faire la file à l’entrée. Le staff était courtois, souriant. Le service rapide, le menu avec beaucoup d’options pour les petits et les grands et la cuisine réconfortante, tout ce qu’on recherche pour se sentir bien un samedi matin.
  • Kings Diner Restaurant: Ça, c’est ma place. J’y vais à chaque fois que je visite Toronto. Que ce soit pour déjeuner, diner ou souper, je ne suis jamais déçue. L’endroit est petit et charmant. Les deux dames qui opèrent le restaurant sont a-d-o-r-a-b-l-e-s. C’est beau, bon et pas cher. Kings Diner est situé dans le Kings Road Village – Upper Beaches. Vous avez bien lu, beaches. C’est souvent après un déjeuner copieux, café ou thé à la main qu’on en profite pour aller marcher le long de la plage, question de bien digérer et bouger.

J’ai parlé d’une visite au musée. Lors de mon passage à Toronto, j’ai découvert une artiste américaine, madame Georgia O’Keeffe.

Pour une courte durée, Georgia O’Keeffe, mère du modernisme américain, qui est reconnue pour ses toiles de gros plans de fleurs, ses œuvres plus architecturales de New York et ses paysages du Nouveau-Mexique avait ses œuvres exposées au AGO (Art Gallery of Ontario). Dans cette exposition, on peut voir l’évolution de l’artiste au fil du temps. Pour ma part, j’ai de loin préféré ses toiles plus architecturales ou modernes et abstraites. Bien que colorés et très expressifs, les gros plans floraux et les paysages du Nouveau-Mexique ne m’ont pas interpellé. Mais comme dirait Charles Pépin, philosophe français: «Si le plaisir de la beauté est subjectif, il est pourtant nécessaire de le partager. Le sentiment de beauté est à la fois très personnel, et, en même temps, il provoque un élan vers l’autre. D’où un agrandissement du rapport aux valeurs, une ouverture sur autrui.» Il ne faut pas s’arrêter à : j’aime, je n’aime pas. Il faut garder un esprit ouvert à de nouvelles (ou anciennes) approches visuelles pour stimuler sa créativité.

Cette petite pause en bonne compagnie était le remède parfait pour me remettre sur le piton. Après quelques jours, j’ai repris la route avec le cœur gros, mais rempli de fous rires et de bons souvenirs de mon court passage à Toronto. Cette fois-ci, j’ai promis de ne pas attendre deux ans avec de retourner faire une visite. Deux ans, c’est beaucoup trop long pour être éloignés de bons amis.

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