Une Saint-Valentin pleine d’imprévus

Au lendemain de la Saint-Valentin, j’ai jugé bon de faire un billet sur ma vie de célibataire. Ce n’est pas pour critiquer mon mode de vie, bien au contraire, je suis loin d’être malheureuse. J’ai une famille qui m’adore, un groupe d’amies incroyables et un emploi stimulant et loin d’être routinier. Que demander de plus, l’amour avec un grand A? Ça viendra bien quand ça viendra!

En général quand je me retrouve sans valentin, je prends toujours soin de me gâter un peu. Un café payé beaucoup trop cher, mais tellement délicieux (comme le tout nouveau latte macchiato de chez Starbucks), un nouveau morceau de vêtement, une paire de souliers, des nouvelles lunettes de soleil, c’est un petit moment de plaisir et de pur bonheur.

Cette année, ce sera une fête mémorable, puisqu’à ce jour, elle est la plus coûteuse.

Oui, oui, je me suis offert (roulement de tambour) une nouvelle batterie de char et une laveuse pour toutes mes guenilles (et je dois l’admettre, j’ai beaucoup trop de vêtements). Les péripéties qui suivent s’échelonnent sur un weekend.

Vendredi 12 février – Avec le temps froid et en partie avec l’âge, ma très chère Annabelle (ma voiture) a choisi de rendre l’âme. Elle n’avait même pas 10 hivers. Sans préavis, son refus de démarrer vendredi matin m’a vraiment bouleversée. Je n’avais pas réalisé avant ce jour à quel point ma voiture comptait pour moi. N’habitant pas en ville ou à proximité d’arrêts d’autobus, survivre en banlieue est quasi impossible surtout lorsqu’il fait -8000 degrés à l’extérieur, que les narines se collent ensemble lorsque tu marches pour te rendre à l’épicerie chercher une peinte de lait.

Samedi 13 février – Au comble de mon malheur, non seulement mon Annabelle a choisi de faire des siennes, mais ma fidèle laveuse a choisi de se vider de son contenu sur mon plancher de cuisine. Heureusement, j’ai remarqué rapidement la flaque d’eau qui se formait sous ladite laveuse et avec tout mon sang froid et mon courage, j’ai réussi (en appuyant sur beaucoup de boutons en panique) à éviter le tsunami d’eau et de mousse. Après avoir épongé  toute l’eau amassée (avec les serviettes fraîchement lavées de la vieille), j’ai eu le bonheur de vivre un petit moment d’antan. Celui que d’essorer à la main chaque paire de bas qui était en cours de lavage, puis de vider la cuve de lessive avec un pot Masson. Je peux dire après cet exercice, j’ai une poigne d’enfer et un tout nouveau respect pour nos arrières, arrières (arrières) grands-mères qui nettoyaient à la main les vêtements de leurs nombreux enfants. .

Chose certaine, bien que ce fut une Saint-Valentin coûteuse, ma marche nordique du garage à mon appartement et ma séance d’essorage m’ont procuré tout un workout. Il faut voir le bon côté des choses.

Dimanche 14 février – Le jour J, la fameuse Saint-Valentin, je la célèbre en magasinant des laveuses avec the one and only maman. Vous pouvez m’appeler un daddy’s or mama’s girl, mais mes parents sont d’une sagesse infinie et j’apprends encore beaucoup d’eux, comme quelles sont les bonnes questions à poser à un vendeur de laveuses. Y a-t-il des surcharges pour des boyaux? Quelles sont les diverses garanties offertes? Quels sont les frais de livraison ou de ramassage d’anciens électroménagers? Des tas de questions qui ne m’auraient jamais traversé l’esprit. Après une longue séance de lèche-vitrine au froid, nous sommes retournées à la maison familiale pour un souper en famille.

Bien que ce weekend de la Saint-Valentin ait été des plus remplis en péripéties, j’ai pu passer du temps avec les meilleurs.

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